Eureka (ゆりいか) de Shinji Aoyama

J’ai découvert hier soir un film magnifique ! Eh bien oui, j’ai quelques années de retard (Eureka date de 2000), mais ce road-movie japonais du réalisateur Shinji Aoyama, en noir et blanc traité légèrement sépia (très très beau), au format scope et d’une durée de 3h37, avec de rares dialogues, est tout simplement grandiose, bouleversant, une oeuvre parfaite !
Les errances des personnages, le rythme, le traitement de l’image, me font beaucoup penser à du Jarmush… Shinji Aoyama ose des lenteurs incroyables, il nous emmène dans l’immensité des paysages à travers de longs plans-séquences, nous absorbant complètement dans le film, au coeur des émotions des personnages. La petite Kozue, interprétée par Aoi Miyazaki, m’a particulièrement bouleversée. Réalisé, selon les propos de Aoyama Shinji, comme « une prière pour l’homme moderne, celui qui cherche le courage pour continuer à vivre », le film, malgré sa thémathique dramatique, débouche sur une belle leçon d’espoir…
Si vous ne l’avez pas encore découvert, foncez vite le louer en DVD !

L’histoire se passe au milieu de la campagne japonaise, à Kyushu, au sud-ouest de l’archipel japonais. Un bus est détourné par un homme devenu fou. Les passagers sont pris en otage. La police interviendra, des coups de feu seront tirés, trois personnes survivront : Makoto Sawai, le chauffeur, et deux enfants, un frère et sa sœur : Kozue et Naoki. Deux ans plus tard, ils vont se retrouver, et essayer de vivre, malgré leur traumatisme, malgré ces démons qui viennent les hanter chaque nuit.
Source : wikipedia 

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